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La Course Naturelle


C'est quoi la Course Naturelle?




C'est la façon de courir spontanée des enfants, des adultes qui ont toujours couru pieds-nus ou encore de l'être humain depuis environ 2 millions d'années. On l'appelle aussi course physiologique ou course active.


Elle est à opposer à la course "traditionnelle" (qu'on pourrait aussi appeler course non-naturelle ou course pathologique ou course passive) qui est induite par le port de grosses chaussures qui interfèrent plus ou moins profondément avec le mouvement naturel du pied humain.  

A noter que le terme "traditionnelle" réfère à une pratique des 40 dernières années, et non à la course comme on la pratique depuis 2 millions d'années.

Une des conséquences du port de ces grosses tatanes est que le pied ne sent plus le sol et le cerveau ne sent plus ce que fait le pied. 



Le coureur va alors adopter un style de course hybride entre la marche et la course, une sorte de marche-sautée, avec attaque du sol par le talon. Cet impact en avant du centre de gravité va avoir 2 conséquences. Primo, une phase de freinage, une partie de l'énergie est perdue jusqu'à ce que le pied se trouve à la verticale du centre de gravité. Secundo, cette énergie perdue pour avancer ne sera pas complètement perdue. Comme te talon est un os et donc peu absorbant, cela va engendrer une importante onde de choc qui va remonter dans tout le corps, et détruire à plus ou moins long terme les articulations du genou, de la hanche ou du dos.



Quand le coureur est pieds-nus et si il a un cerveau fonctionnel, le pied va sentir le sol et envoyer l'information de l'impact au cerveau. Le cerveau va ensuite adapter la façon de toucher le sol pour éviter l'impact au maximum. On voit bien sur la vidéo que l'onde de choc qui parcourt le corps à l'impact est bien moindre chez un coureur pieds-nus que chez un coureur "grosses-tatanes".

Cette autre vidéo d'un coureur pieds-nus au ralenti, montre très bien comment le pied et le mollet absorbent le choc de l'impact au sol pendant la course naturelle.

Le pied humain, avec la jambe et le reste du corps, ont évolué depuis des millions d'années pour devenir une magnifique structure pour absorber et restituter l'énergie de l'impact lors de la course.
Si on n'utilise pas cette formidable structure, le choc va alors devoir être absorbé par d'autres structures non-élastiques, comme le genou ou la hanche, qui ne sont pas du tout adaptées à ces contraintes.
Certains coureurs non-naturels n'en souffriront jamais. D'autres vont finir avec des ménisques foutus, une hernie discale lombaire ou une prothèse de hanche.

Comment on en est arrivé là? 

Il est intéressant de noter que l'épidémie d'obésité et le port de grosses tatanes pour courir ont commencé à peu près en même temps, dans les années 70.

Pour ces 2 épidémies, on peut identifier 3 raisons principales. La paresse, l'impatience et la perte de connection avec le naturel.

La population cible: des consommateurs qui veulent tout-tout-de-suite et avec le moindre effort. De l'autre côté: des industriels prêts à leur vendre n'importe quelle saloperie.

Pour la nourriture, depuis les années 70, les gens font de moins en moins la cuisine, par un mélange de paresse et d'impatience. Au lieu de faire rentrer dans leur cuisine de la vraie nourriture, et de la transformer dans la cuisine et de la manger ensemble à table, on va faire rentrer directement dans son ventre des produits transformés, voire ultra-transformés, fournis par l'industrie agro-alimentaire. Tout le monde sait que cette nouvelle nourriture est une vraie saloperie, car elle est produite de manière industrielle sur des sols rendus stériles par les pesticides. Les sols sont donc enrichis en engrais. Cela aboutit à des matières premières trés bon marché, mais carencés en plein de micronutriments, et sans goût. Pour composer l'absence de goût, les industriels vont rajouter des agents de textures, et autres additifs, dont des quantités toujours plus importantes de sucres. Les pauvres consommateurs de cette nourriture sont donc carencés en micronutriments (minéraux, vitamines, etc), ce qui provoque entre autres, faim, fatigue chronique, immunodépression, dépression, inflammation, etc. Et en plus, ils sont gavés de sucres. Cela provoque des fringales tout au long de la journée, un stockage de graisses corporelles permanent, des maladies chroniques telles que l'obésité, le diabète, l'inflammation, la dépression, etc. On estime à environ 75% le nombre de malades chroniques qui saturent les systémes de santé des pays "développés" qui pourraient retrouver la santé, et supprimer la plupart de leurs médicaments, simplement en mangeant de la vraie nourriture, c'est-à-dire en se reconnectant avec le naturel.

Pour les grosses tatanes, dans les années 70, il y a eu un boom sur le fitness, dont la course à pied. La population qui a ressenti le besoin de bouger était grosso-modo les jeunes adultes, de 25 à 45 ans. Toute cette population a repris une activité physique après des années de sédentarité relative. En particulier pour courir, tous ces corps avaient pris plusieurs dizaines de kilos depuis l'enfance, c'est-à-dire la dernière fois qu'ils ont couru, naturellement, pour jouer, pour le plaisir. Or, pendant cette période sans courir, non seulement les corps ont pris du poids, simplement par la croissance, mais en même temps les muscles des jambes se sont atrophiés, relativement parlant. Le fitness de la jambe, en particulier de la chaine postérieure, a considérablement baissé, par rapport au poids de l'individu, pendant cette période sans courir. En particulier, les muscles du mollet et le tendon d'Achille, se sont développés juste assez pour assurer la marche du canapé au frigo. OK, j'exagère, mais le principe est là, la jambe n'est plus adaptée pour amortir et emmagasiner l'énergie de l'impact au sol du corps adulte pendant une séance de course de quelques kilomètres. Dans l'idéal, il faudrait reconstruire un vrai système locomoteur, patiemment, humblement, pendant plusiurs mois pour que, en particulier, le mollet, le tendon d'Achille, et le pied, puissent remplir leurs fonctions naturelles d'amortisseur et de stockage de l'énergie en mode course. Mais ces nouveaux "sportifs", pour la plupart, veulent tout-tout-de-suite. Ils veulent tout de suite pouvoir courir 10 km, ou une heure, voire plus. Leur coeur et leurs poumons peuvent fournir l'effort, alors pourquoi attendre que les jambes soient adaptées. 

Et c'est là qu'intervient le génie des équipementiers du sport. Il vont persuader cette nouvelle vague de coureurs, qu'il n'est pas nécessaire d'absorber l'impact par la jambe, en leur vendant des chaussures bourrées de technologie, en fait bourrées de mousse, qui vont faire le boulot d'amortisseur à leur place. Comme on le voit dans la vidéo plus haut, c'est une pensée magique et fausse. Mais à grands renforts de publicité et de lobbying, avec des "coaches" peu scrupuleux, et des vendeurs de magasins de sport le plus souvent totalement ignorants de la biomécanique de la course à pied, ce nouveau paradigme se met en place pour devenir la norme. 

Moi-même, quand j'ai commencé la course à pied en 2005, j'ai été chercher conseil dans un magasin de sport. J'ai eu droit à une analyse vidéo de ma foulée, suivie d'une "prescription" de chaussures adaptées à ma foulée, C'était des Asics Gel Cumulus. Et chaque année, jusqu'à mon 3ème marathon en 2011, je rachetais le dernier modèle d'Asics Gel Cumulus. Elles étaient tellement confortables dans le magasin. 

Ce n'est qu'en 2011, quand j'ai commencé à avoir des douleurs de hanche et de dos, et des fois mon pied gauche qui se bloquait en flexion, que j'ai fait une recherche personnelle sur la biomécanique de la course à pied et sur les "technologies" des chaussures de course.

C'est à ce moment que j'ai réalisé que le Roi était nu. Non seulement les "spécialistes" du running dans les magasins de sports sont pour la plupart complètement ignorants en biomécanique humaine en général, en en biomécanique de la course en particulier. Mais en plus, toutes les "technologies" des chaussures de "running" sont du pur Bullshitting, n'ont aucune base scientifique, et vont exactement à l'encontre des mouvements naturels du pied.

On est donc passé d'un système de protection du pied (contre les cailloux, le chaud ou le froid), à un système qui empêche son bon fonctionnement.

Au lieu de servir de protection pour le pied, la chaussure de "running" est devenue un concentré de "technologies" bidons, qui en fait empèchent le pied de fonctionner correctement. Parmi ces "technologies" bidons et destructrices, il y en a 5 qui sont particulièrement néfastes, toutes les 5 sont présentes dans la chaussure en illustration à droite, la Brooks Beast, avec 2 cm de gomme à l'avant, 3 cm de gomme à l'arrière. Un concentré de toute la pensée magique et destructrice de l'industrie de la "chaussure de running".

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Essayer de courir correctement avec ce genre de tatanes absurdes, c'est un peu comme jouer du violon avec des gants de boxe.

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Listes des "technologies" inutiles voire nuisibles pour le pied qui sont proposées dans les "chaussures de running"

1

Amorti

Plus il y a de mousse ou de gomme entre le pied et le sol, moins le pied va sentir le sol, et ses variations de texture et d'angle. Il y a environ 100'000 terminaisons nerveuses sur la plante du pied, plus tout un système neuronal de propioception dans le pied. Tout cela est conçu pour détecter en temps réel la texture et les changements de niveau et d'angle su sol. Ces informations vont remonter au cerveau qui va ensuite envoyer des stimuli moteurs pour stabiliser la jambe et tout le corps. L'amorti va retarder ce transfert d'information, ce qui va retarder le cerveau dans sa commande musculaire de stabilisation. La jambe va donc se ramollir, et les articulations seront moins bien maintenues et protégées, et vont être soumises à de plus en plus de forces destructrices.

2

Talon surélevé (drop)

Le pied humain est fait pour fonctionner à plat, depuis au moins 2 millions d'années. A part des situations particulières comme le port de talons hauts pour les femmes qui vont ainsi modifier leur posture et leurs courbes pour adhérer à des standards culturels de séduction, et qui vont finir pour la plupart avec des pieds déformés et douloureux, rien ne justifie au niveau physiologique de surélever le talon. Au contraire, un talon surélevé pour un coureur va avoir 2 inconvénients. D'une part, il va raccourcir le tendon d'Achille et le mollet, et donc réduire l'amplitude et le tonus de la chaine musculaire postérieure de la jambe. D'autre part, plus le talon sera surélevé par rapport à l'avant du pied, plus il sera difficile de ne pas impacter le sol avec le talon en premier, ce qui, on l'a vu plus haut, est exactement ce qu'il faut éviter pour limiter l'impact sur les articulations ou pour avoir une meilleure efficacité de course.

3

Support de voûte plantaire

Là encore, on récupère une vieille idée fausse, qui est que les pieds plats ont besoin de support. Sauf dans des cas rares, un pied plat est un pied sous-utilisé. La voûte plantaire est une forminable structure faite pour absorber l'énergie en s'applatissant et s'étirant, et la restituer en rebond et contraction. La meilleure option pour restaurer une voûte plantaire à partir de pieds-plats est donc de stimuler la fonction originale et naturelle de la voûte en marchant et courant le plus souvent pieds-nus ou avec des chaussures plates et fines comme des ballerines. La pronation est un mouvement parfaitement naturel du pied humain. Le fait qu'il soit "vendu" comme un défaut à corriger montre bien le niveau d'ignorance de ces gens. En plus, si on court dans une chaussure avec un soutien de voûte plantaire, vanté pour être recommandé pour les "pronateurs", par un "professionel" incompétent, on se retrouve avec une godasse qui a un bout de mousse qui va pousser contre la voûte plantaire et s'empécher de s'étirer. On augmente encore plus l'atrophie, et on rajoute le risque de développer une fascite plantaire, par irritation due au chocs et frottements continus sur le fascia plantaire.

4

Maintien des orteils

Quand vous faites des pompes de bras, vous les faites avec les doigts écartés ou avec les doigts serrés? Surement avec les doigts écartés car votre corps et votre cerveau savent que c'est dans cette position que vous avez le plus de stablité et le plus de force. Mais cette logique de base semble avoir complètement échappé aux fabriquants et aux marchands de "chaussures de running". Ils vont sans honte et sans scrupules vous proposer des tatanes avec "techniques de stabilisation...?", qui sont ni plus ni moins que des tatanes avec des bouts serrés. Ces tatanes vont contraindre vos pieds à l'immobilité et pousser les orteils les uns contre les autres, provoquant une faiblesse du pied au mieux, et au pire à long terme, un hallux valgus.

5

Rigidité

Dernier point stupide des "techniques de stabilisation...?", les chaussures renforcées soit dans la semelle, soit autour du talon, soit autour du pied, pour éviter au pied de se "déformer". Comme on a vu plus haut, n'importe quelle personne qui fait un tant soit peu de recherche personnelle sur la biomécanique du pied en particulier pendant la course, va tout de suite comprendre que cette soit-disant déformation du pied est en fait une fonction normale d'absorption, de stockage et de restitution de l'énergie de l'impact au sol. Il n'y a plus guère que quelques podologues old-school et incompétents (qui vont fort heureusement partir bientôt à la retraite) et les fabriquants et marchands de "chaussures de running" pour l'ignorer (passivement ou activement).

Dans cette vidéo, vous trouverez un petit bijou de pensée magique. Selon Mizuno, on peut inventer des nouvelles lois de la physique dans notre univers. Ces nouvelles lois "Mizuno", nient l'existence d'une force de réaction en direction opposée à la force d'action pour qu'un système soit en équilibre. Selon Mizuno, au moment d'un impact vers l'avant, les forces de réactions sont "envoyées" aussi vers l'avant ainsi que vers les côtés. On voit mal dans ces conditions comment on pourrait juste tenir debout, et encore moins envoyer une fusée dans l'espace. Heureusement que ces bouffons, et ceux qui relayent ces sornettes, ne travaillent pas à la NASA. On peut donc attaquer comme un bourrin avec le talon, les lois physiques inventées par Mizuno se chargent du reste.

Dans cette vidéo, à la minute 6'20, un "coach", "spécialiste en course à pied", nous explique qu'il n'y a pas des coureurs naturels et des coureurs non-naturels. Il reprend un vieux concept, celui de coureur aérien et coureur terrien. Comme vous l'aurez compris en lisant cette page depuis le début, les coureurs "aériens" sont les coureurs naturels, qui utilisent leur corps, et en particulier le pied, la voûte plantaire, le tendon d'Achille et le mollet, comme le genre Homo les utilise depuis au moins 2 millions d'années. Cette réalité est carrément niée dans cette vidéo qui proclame fièrement que les humains, dans leur majorité, ne sont pas fait pour attaquer avant-pied. Comment faisaient tous les coureurs avant les années 70's, mystère!!! Ceux qui ont un minimum de connaissance en biomécanique humaine savent que les coureurs "terriens" sont en fait des personnes qui ont  une insuffisance motrice des chaines postérieures, qui les empêche d'utiliser cette fonction de rebond naturel. Cette insuffisance est le plus souvent due à une reprise de la course après une longue période pendant laquelle on perd du fitness des jambes et on gagne du poids. Selon ce "coach", ce n'est pas un problème. Au lieu de faire un travail patient de reconstruction de l'appareil locomoteur, pour retrouver une adéquation entre le poids du coureur et le fitness de ses jambes, on va inventer un concept, le coureur "terrien", qui au final est plutôt un "marcheur-sauteur". Le pire dans cette vidéo, c'est la prétendue prévention de blessure du genou en attaquant talon, alors que c'est précisemment l'attaque talon qui engendre une onde de choc plus importante dans le talon et le reste des articulations. Cf la vidéo plus haut avec la courbe de forces.


En résumé, la plupart des marques de chaussures de running communiquent en permanence avec la création constante de nouveaux modèles, toujours plus innovants, avec toujours plus de "technologies". Toutes ces "technologies" sont en fait bidons et surtout toutes identiques. Elle empêchent toutes le pied de fonctionner correctement. Toute la technologie dont vous avez besoin est dans votre pied, qui est un chef d'oeuvre de l'évolution, comme disait Leonardo Da Vinci.

Donc, si vous rentrez dans un magasin de sport et que le vendeur vous propose des "chaussures de running" avec des "technologies", fuyez! Au mieux, il est incompétent et totalement ignare en biomécanique de course, au pire, il sait que c'est de la saloperie et veut vous la vendre quand même parce que c'est tout ce qu'il a dans son magasin.

Avec les grosses tatanes, le pied des coureurs n'a donc plus beaucoup de contact avec le sol, donc la nature, et le coureur peut rester avec son style de course passif et impactant. Certains coureurs pourront courir longtemps comme ça, comme certains fumeurs ne meurent pas de cancer du poumon ou d'infarctus. Mais c'est une minorité.

Là encore, comme pour la mal-bouffe, on retrouve tous les ingrédients pour un désastre sanitaire: la paresse, l'impatience, la perte de connection avec le naturel, plus des industriels et des vendeurs prêts à vendre n'importe quelle saloperie.

Parmi toutes les chaussures de course, seules quelques marques et quelques modèles sont compatibles avec le bon fonctionnment du pied. Elles sont légères, souples, donc permettent au pied et à la voûte de s'écraser à l'impact (la pronation), ce qui est un mouvement normal du pied, n'ont quasiment pas de drop, et sont très larges à l'avant, permettant aux orteils de s'étaler en triangle, qui est la forme d'un pied naturel. Ces marques sont Merrell, Inov8, Topo, Lems, Skora, Xeroshoes, Altra, TadeEvo ou encore Vivobarefoot. En dehors de ces marques, très peu de modèles respectent la biomécanique du pied humain.

C'est la douceur, l'humilité et la patience, qui doivent être privilégiées pour pouvoir courir longtemps et joyeusement .... mais aussi pour courir plus vite.

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Blaise Dubois et La Clinique du Coureur

Blaise Dubois et sa Clinique du Coureur, qui forment les professionnels de la santé pour la prévention des blessures en plus d’offrir des conférences au grand public, ont le vent dans les voiles.

Leur secret?  La science !

Pas étonnant donc que certains vendeurs de "chaussures de running" adepte de la pensée paresseuse le considère comme un Ayatollha.

Mais ce n'est pas très grâve, car ce qu'il y a de bien avec la science, c'est qu'elle finit toujours par gagner, au fur et à mesure que les obscurantistes disparaissent.


Pour finir sur une note joyeuse et retrouver espoir dans le genre humain, regardez cette vidéo. Vous verrez au ralenti à quel point le pied humain est un chef d'oeuvre de l'évolution.

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